Mercredi 10 février 2010
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A George Sand
Te voilà revenu, dans mes nuits étoilées,
Bel ange aux yeux d'azur, aux paupières voilées,
Amour, mon bien suprême, et que j'avais perdu !
J'ai cru, pendant trois ans, te vaincre et te maudire,
Et toi, les yeux en pleurs, avec ton doux sourire,
Au chevet de mon lit, te voilà revenu.
Eh bien, deux mots de toi m'ont fait le roi du monde,
Mets la main sur mon coeur, sa blessure est profonde ;
Élargis-la, bel ange, et qu'il en soit brisé !
Jamais amant aimé, mourant sur sa maîtresse,
N'a sur des yeux plus noirs bu la céleste ivresse,
Nul sur un plus beau front ne t'a jamais baisé !
Alfred De Musset in Poésies posthumes
Publié dans : Muses en poésie
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Mercredi 10 février 2010
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Artemisia Gentileschi
Autoportrait en Allégorie de la peinture 1638-1939, Royal Collection, Windsor
Artemisia Lomi Gentileschi (née le 8 juillet 1593 à Rome, morte à Naples vers 1652) est une peintre italienne de l'école caravagesque.
Vivant dans la première moitié du XVIIe siècle, elle reprend de son père Orazio la limpide rigueur du dessin en lui rajoutant une forte accentuation dramatique
héritée de l'œuvre du Caravage et chargée d'effets théâtraux. Cette stylistique contribua à la diffusion du caravagisme à Naples, ville dans laquelle elle s'installe en 1630. Elle devient un
peintre de cour à succès, sous le patronage des Médicis et de Charles Ier d'Angleterre.
Remarquablement douée et aujourd'hui considérée comme l'un des premiers peintres baroques, l'un des plus accomplis de sa génération, elle s'impose par son art à une
époque où les femmes peintres ne sont pas facilement acceptées. Elle est également la première femme à peindre l'histoire et la religion à une époque où ces thèmes héroïques sont considérés comme
hors de portée d'un esprit féminin. Elle nous a laissé d'elle un autoportrait d'une grande vigueur qui dénote une maîtrise consommée de son art et de l'art.
On attribue à son viol et au procès humiliant qui s'ensuivit certains traits de son œuvre, l'obscurité et la violence graphique qui s'y déploient, en particulier
dans le tableau célèbre qui montre Judith décapitant froidement Holopherne. Ses peintures expriment souvent le point de vue féminin.
Source : Wikepedia
Publié dans : Muses en vrac
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Mercredi 10 février 2010
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Publié dans : Muses en musique
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