Jeudi 8 octobre 2009
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Portrait par
François Bouchot. Musée de la Vie Romantique.
Fille de Manuel Garcia, célèbre ténor de l'époque, María-Felicia a pour sœur Pauline, future Pauline Viardot, de 13 ans sa cadette. Son père lui impose un
enseignement terrifiant, tant par son rythme que par son exigence, et la pousse sur scène dès l'âge de six ans.
En 1825, il l'entraîne dans une tournée aux Amériques pendant laquelle elle échappe au joug paternel grâce au mariage que lui propose un Français du nom d'Eugène
Malibran. Ce mariage de complaisance sera annulé quelques années plus tard pour lui permettre d'épouser son amant, le violoniste et compositeur belge Charles-Auguste de Bériot dont elle a un
enfant en 1833. Ce dernier, Charles Wilfrid de Bériot, deviendra un pianiste virtuose, professeur de Maurice Ravel. Elle conservere le nom de son premier époux comme nom de scène et reste connue
comme la Malibran. Les Bériot s'installent à Bruxelles dans un hôtel particulier, situé place Fernand Cocq, qui sert aujourd'hui de maison communale à Ixelles. Elle est une amicale rivale de la
cantatrice allemande Henriette Sontag. La voix de « la » Malibran, que l'on qualifierait aujourd'hui de mezzo-soprano, la propulse d'emblée au sommet de la célébrité. D'une tessiture
exceptionnellement étendue, elle se prête à une virtuosité très en vogue de son temps. Mais c'est par sa sensibilité qu'elle incarne parfaitement la jeune école romantique dans un répertoire
comprenant Rossini et Beethoven, mais aussi Bellini et Donizetti et même Mozart. Son style lui vaut de solides adversaires, mais aussi le soutien éperdu de Liszt et Chopin. Enceinte de quelques
mois, elle fait une chute de cheval pendant l'été 1836 mais tente encore d'honorer son public sur scène. En septembre, elle meurt épuisée à Manchester des suites de cet accident. Bériot fait
rapatrier son corps à Bruxelles et lui fait construire un imposant mausolée dans le cimetière de Laeken. Fantasque mais géniale et généreuse, elle illustre un dévouement héroïque à son public,
allant jusqu'au sacrifice suprême.
Source : wikepedia
Publié dans : Muses en vrac
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