Samedi 7 novembre 2009
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Maryse Hilsz (Marie-Louise dite) est
née le 7 mars 1903 à Levallois-Perret, c'est une jeune modiste qui était folle
d'aviation, elle s'inscrivit à un concours de saut en parachute en 1924, alors qu'elle n'était encore jamais montée en avion... Se lançant dans le parachutisme d'exhibition (plus de 112 sauts à
son actif), elle finança ainsi l'obtention de son brevet de pilote, qui lui fut décerné en 1930. Contemporaine de Maryse Bastié, elle devint très vite une aviatrice hors pair. Femme d'action,
élégante et dotée d'une forte personnalité, Maryse Hilsz fut détentrice de nombreux records de vitesse et de distance en avion, dans les années 30. Elle pilotait la plupart du temps seule, sans
mécanicien, ce qui la contraignait à réparer son avion toute seule.
Au début des années 1930, elle eut une relation passionnée avec un autre pilote d'exception, André Salel. Ils ne se marièrent pas, aucun des deux ne souhaitant
mettre un terme à sa carrière, ni connaître une vie paisible et sans risque. Elle connut un immense chagrin, à la mort de son compagnon, alors pilote d’essai chez Farman. Dans l’après-midi du 18
juin 1934, en effet, André Salel et son mécanicien Roger Robin périrent à Châteaufort en réalisant le 2e vol d’essai du prototype d’avion de combat F 420-01 de Farman. En 1935 et 1936, elle
remporta la coupe Hélène Boucher, sur Paris-Cannes, en 2 h 29 puis en 1 h 52. En novembre 1936, alors qu’elle tentait de battre le record de vitesse féminin sur base, elle fut éjectée de son
siège et sauvée par son parachute. Elle entra dans la résistance en 1941. Lors d'une de ses missions, elle fit un amerrissage forcé du côté d'Arsuz (Turquie). En 1945, Charles Tillon, ministre de
l’Air communiste du gouvernement Charles de Gaulle, décida de créer un corps de pilotes militaires féminins, à l’instar de l’Union Soviétique. De prestigieuses aviatrices furent alors recrutées :
Maryse Bastié, Maryse Hilsz, Élisabeth Boselli, Élisabeth Lion, Anne-Marie Imbrecq... Après un entraînement à Châteauroux, suivi du cycle d'étude à Tours, elles furent toutes reçues. L'expérience
du recrutement de femmes dans l'armée de l'air s'arrêta toutefois en juillet 1946, avec le départ de Charles Tillon du Gouvernement Félix Gouin. En tête de liste des femmes pilotes admises dans
l’armée de l’air, Maryse Hilsz fut nommée sous-lieutenant et affectée au Groupe de liaisons aériennes ministérielles (GLAM). Le 30 janvier 1946, victime d'une mauvaise météo, son Siebel 204 du
GLAM s'écrasa dans la région de Bourg-en-Bresse. Maryse Hilsz périt dans l'accident. Sur la sculpture qui lui est dédiée à Levallois-Perret et qui représente une aile d’oiseau pointée vers le
ciel, une inscription rappelle que Maryse Hilsz était une « Messagère, dans le monde de la gloire, des ailes françaises ».
La Poste française a émis, en 1972, un timbre à l'effigie d'Hélène Boucher et de Maryse Hilsz.
Source : wikepedia
Publié dans : Muses en vrac
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